Epigramme

L'autre jour au fond d'un étang,
Un serpent mordit Adrian.
Que croyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

# Posté le jeudi 07 août 2008 18:29

Schéma

Schéma
"J'veux dire, pourquoi les gens ont pas quelque chose à dire ? Je suis là, autant en profiter. Quand le froid monte en moi, je m'imagine seul, le tableau mélodramatique parfait, sur le fond d'une Nocturne de Chopin, et puis en un millième de seconde j'ai l'impression que le shéma entier d'un plan sur lequel je peux voir exactement ce que je dois dire, redire, faire et ne pas faire pour que tout soit parfait. Le problème, c'est que c'est si rapide que je n'ai pas souvent le temps de bien lire le plan. Alors je me retrouve là, allongé comme qui dirait, et puis je vomi mes hantises et les poussières de déchets de mon imagination, croyant qu'une personne avec du recul pourrait explorer les tréfonds du labyrinthe de mon esprit. Et puis c'est chiant, on m'écoute, et c'est là que je pose toutes les questions classique et lié. Pourquoi on est là, qu'est-ce que je fais, pourquoi aimer, qu'est-ce que les gens, qu'est-ce que la normalité, pourquoi vivre en société, pourquoi provoquer, qu'est-ce que le changement ?
En ce moment à fleur de peau, je chialerais pour un gosse qui à tombé sa glace. C'est quoi l'empathie ? Le don de se mettre à la place de quelqu'un ? Mais si je crois me mettre à sa place et le comprendre aussi bien que si j'était lui, esque lui peut comprendre que je peux me mettre à sa place et me permettre de dire que je le comprend ? S'il m'arrive malheur, je n'aimerais pas forcément que certains croit pouvoir me comprendre, c'est pas leur cul. Et là vous allez me dire je suis méchant, ou je suis gentil.
Un méchant, qu'est-ce qu'un méchant ? Pourquoi j'ai envie d'être méchant ? Le méchant est devenu méchant parcequ'il a, à un moment donné, subi un traumatisme. Peu importe le traumatisme, s'il à été le fils de l'abandon, ou autre chose. Et là je me pose la question, si je suis méchant, c'est pour faire du mal aux autres, pourquoi faire du mal aux autres ? Pour les faire souffrir comme je souffre, donc leur faire partager ma souffrance, et si je cherche à partager quelque chose, même si c'est de la souffrance, c'est donc la recherche d'amour, d'affection, la recherche de quelque chose qui nous manque où nous à manquer.
Maintenant pourquoi je serais gentil ? Si je fais du bien aux autres, c'est parceque je n'ai pas subi de traumatisme, je désire donc uniquement, ne pas faire de mal aux autres, je trouve que le mal ne devrait pas exister. Si je fais du bien aux autres, c'est pour leur faire plaisir, si je veux leur faire plaisir, c'est pour qu'ils m'aiment, si je recherche leur amour, c'est pour que eux en échange, me témoigne de l'affection.
J'en arrive donc à la conclusion que le mal et le bien sont liés mais n'exprime pas l'amour de la même façon. Maintenant docteur, ma vision simple du mal ou du bien et de l'amour et de la haine, me sont evidemment lié, et c'est parceque je m'introspecte que j'ai pu déduire maladroitement tout ça.
Je parle, je m'exprime, pour faire le bien où le mal, si j'ai choisis les mots c'est pour éviter de me servir d'une arme, parceque au moins sa tue pas les gens, en tout cas au sens propre. Si je fais le bien par les mots, je flatte, j'explique, je rend beau, j'illusione. Si je fais le mal, je taille, je rend moche, je contourne et je pique. Seulement lié au mal et au bien l'amour, et quand je suis confronté à l'amour je suis maladroit, mais ça c'est parcequ'au fond je suis resté petit garçon, et tout ce dont j'ai besoin c'est de quelqu'un, parceque seul, les mots s'envolent, et même les armes, que ce soit pour faire du bien, ou pour faire du mal. Vous me comprenez docteur ? Alors quand j'arrêterai de parler vous allez me dire que j'ai rien de grave, juste un petit manque d'amour peut être, besoin de prouver quelque chose, besoin de prouver que je peux aimer, ou que je vaux quelque chose, des conneries dans le genre, mais peu importe, au fond, tout ce qui compte c'est peut être d'aimer, pour qu'au moins, les seules choses qui pourront nous blesser... seront les larmes. Merci docteur".

# Posté le dimanche 03 août 2008 18:44

Modifié le dimanche 31 août 2008 13:58

Le papillon, avec grâce.

Le papillon, avec grâce.
Quand l'inexplicable se retrouve en tête à tête avec le papillon de grâce, l'insaissable amour, fort est de constater que le fragile équilibre noué sur l'homme sensible s'en trouve perturber.
Ce papillon là sait faire pétiller l'oeil de toutes les couleurs qu'il est capable de voir, mais il sait aussi se rendre transparent au coeur. Le toucher est délicat, et le rencontrer sur sa marche est symbole de joie et d'amour. Ce petit papillon là, je l'ai tout de même près de moi, mais ses ailes à doubles tranchants savent me rendre triste quand, au moment paisible, il efface sa présence. Ses ailes si belle, son parfum si délicat.
Au bord du chemin qui s'apparait pour le moment à nous promettre des paysages de merveille, se trouve quelque fois des nuages qui rafraîchisse l'esprit. Le petit papillon aussi est capable de ça, mais il est surtout capable d'aimer, même si sa pudeur le limite à ne montrer que peu de ses couleurs.
L'amour en couleur, l'amour en noir et blanc, un mot stupide pour le reflet de milles merveilles.

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 19:32

Le grand homme et les étoiles : partie II L'affirmation

Le grand homme et les étoiles : partie II L'affirmation
Un air nouveau ? sans doute, ou peut-être pas. Le petit homme à légèrement grandi, et ne cesse d'en demander plus. Le corridor de ses pensées s'est élargi et ses problèmes avec. Ses manières dites d'impérieuses ne colle pas avec son état d'esprit, il aimerait clarifier les positions de chacun en pouvant induire en eux la franchise déconcertante du simple d'esprit. N'y voyez pas de mal, les Hommes simple sont sans aucun doutes les plus heureux. Comment faire voir aux gens, un monde où parfois un point de vu rectiligne accompagné de bons sentiments rendraient les choses plus... vivable ?
Non, les pauvres moyens dont dispose le petit devenu grand, est de montrer le chemin, comme la lumière filtre à travers le prisme, avec des mots. Mots blessants, mots vexants, ou perspicacité ?
Croyez-en bien le p'tit bonhomme qui combat les larrons de l'opression. Bien sûr certains y verront des biens grands mots pour pas grand chose. Pourtant, que serions-nous sans les Hommes de jugeotes à grande bouche ? Encore à récurer les cachots suppose t-il. Le petit bonhomme s'est donc vu transmi d'un message, tout porte sur une insolence incompréhensible, encore, toujours, et soucis des plus anciens, des pleutres serviles qui se sentent baffoué dans leur honneur. Un honneur illusoire s'il en est.
La partie n'est donc pas finie, les notes sur la portée deviennent des doubles croches, et le petit qui devient grand, un silence à 4 temps.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 19:27

Serment d'hypocrite

Serment d'hypocrite
Assis sur un gigantesque mur, environ quelques kilomètres de hauteur, aussi haut que mon impertinence, où l'ont peut lire "Libérez-vous !".
Quelques personnes essaye d'escalader le mur, mais il y à un problème, ce n'est pas le mur qui est trop lisse, mais leurs doigts : ils ne peuvent pas s'accrocher. Pourquoi ? Si vous n'avez pas la réponse à cette question c'est que vous ne pourrez jamais vous asseoir à côté de moi et contempler la vue d'une liberté où les tortueux n'existe pas. Tout ceci aussi imaginaire qu'un monde aboli de tout ces doucereux, affranchi de la barrière de la franchise, qui manque cruellement d'une loi qui impliquerait d'être honnête à toute heure. Pour changer, grimpez le mur.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 18:40